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En Vedette

Pourquoi je suis nostalgique des «Contes pour tous»

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Faites-vous partie des chanceux dont les congés de Noël furent bercés par les Contes pour tous quand ils étaient petits? Si vous êtes trop jeunes pour avoir vécu ça, désolée pour vous! Quoique certains des 24 films de cette série produite par Rock Demers sont parmi les pires de l’histoire de l’humanité, quelques-uns rehaussent solidement la note de l’ensemble de l’œuvre, pour avoir marqué à jamais l’imaginaire des enfants qui ont grandi durant les années 80-90. Même si plusieurs autres Contes pour tous ont été produits au cinéma par la suite, rien ne bat ses 5 vieux classiques dont la cassette VHS fut usée à la corde. 

Voici les Contes pour tous les plus marquants, et pourquoi ils m’ont personnellement changée à tout jamais, pour le meilleur et pour le pire. 

1. La guerre des tuques

Du drama qui se passe à - 40

De tous les films jeunesse, c’est de loin La guerre de tuques qui aura marqué l’imaginaire des enfants de l'époque, qui s’empressaient ensuite d’aller mettre leur habit de neige pour bâtir un fort avec les autres enfants du voisinage. Avoir un fort en guise de château des neiges, c’était l’équivalent pour nous d’avoir 50 000 abonnés sur Instagram. Notre royaume semblait soudainement gigantesque, même s'il était tout croche et qu'il finissait toujours par fondre...

La guerre des tuques
Productions La Fête

Et que dire de Cléo, le Saint-Bernard, qui est possiblement le personnage qui aura le plus marqué le cinéma québécois de l’époque. Désolée, les acteurs humains, mais personne ne va me faire brailler autant que ce chien innocent et si attachant.

On se souviendra tous de l'irremplaçable phrase : «La guerre, la guerre, c'est pas une raison pour se faire mal». C'est ben trop vrai ça! Tant de violence gratuite –avec toutes ces balles de neige à l'encre bleue gâcheuses de suits de skidoo – pour des enfants qui ont encore l'âge de se coller la langue sur un poteau glacé. Après ça, on se demande pourquoi «L'amour a pris son temps...». Tssss.  #RipCléo. 

2. Les aventuriers du timbre perdu

Voyager sur un timbre plein d'jus d'thon? Why not pinotte.

Ah, ce fameux film où un petit gars voyage sur un timbre et parcours la planète, remplissant ainsi sa mission éducative de nous ouvrir au monde. Tous les enfants des années 80 ont appris l'existence du bateau le Blue Nose grâce à ce film... et on voulait nous aussi une collection de timbres... au cas où on réussirait nous aussi à gagner un voyage gratuit en Australie tout en réduisant nos GES. 

Scène des Aventurier du timbre perdu
Productions La Fête

Psst! Saviez-vous que l'ado qui chantait l'une des chansons principales n’était nul autre que Rufus Wainwright? Javais beau ne pas encore avoir l'âge d'écrire une phrase complète, j'étais tombée complètement amoureuse de lui et de sa musique. Malheureusement, ça va demeurer un amour impossible. Impossible comme le synopsis du film, finalement. 

3. Bach et bottines

Piano, mouffette et bébé Mahée

Mettant en vedette une bête puante et la jeune Mahée Paiement, qui n’était pas encore le super canon qu’elle allait devenir, ce film est à la fois une source de nostalgie et un bon somnifère. Et on va se l'avouer, PERSONNE ne se doutait que la petite Mahée deviendrait une femme femme si va va voom qu'elle l'est devenue, tellement qu'elle était convaincante dans son rôle d'une fillette avec une drôle de coupe de cheveux digne des petits Simard. 

Bach et bottines
Productions La Fête

Ce film réalisé par André Melançon a surtout touché le public grâce à l’évolution de la relation entre l’oncle, un peu constipé émotivement qui obsède sur sa pratique du piano, et sa nièce qui ajoute finalement quelques rayons de soleil dans sa vie, lui offrant ainsi la régularité sentimentale tant appréciée. Un film riche en fibres. 

4. La grenouille et la baleine

Un film dans le Sud sans aucune mention de crème solaire 

Quels enfants des 80's n'ont pas rêvé d'aller à la mer avec une des jeunes vedettes les plus populaires de l'époque, la mignonne Fanny Lauzier?

La grenouille et la baleine
Productions La Fête

Nos congés d'école semblaient bien ennuyants en comparaison avec les siens : elle passait ses journées à jouer avec les dauphins, enregistrer le chant des baleines à bosse, jouer de la flute en jaquette devant un groupe de Boomers qui mange du pizza-ghetti durant un souper-spectacle, et avoir une tignasse qui se tient malgré toute l’humidité de la Floride. Avec son teint de rousse, on espère qu'elle avait une bonne crème solaire... biodégradable et sans risque pour les coraux.

Et puis, il y avait les adultes et leurs problèmes d'adultes pour venir foutre la schnout. Mais heureusement, il y avait Marcel et ses fameuses culottes excentriques pour nous changer le mal de place. À ce jour, ces pantalons sont un doux baume de nostalgie qui valent la peine d'être honorée. En voulez-vous des culottes de Marcel, en v’là!

5. Opération beurre de pinottes

Un film produit avant qu’on interdise les arachides dans les écoles

Parmi les films que vous pourriez présenter à vos enfants pour les traumatiser, en voici un haut sur la liste! (Rappel: vaut mieux ne jamais traumatiser les enfants.)

Un garçon qui a une grande peur soudaine et qui perd tous ces cheveux trouve une recette magique à base de beurre de pinotte afin de les faire repousser… et il devient complètement envahi de poils. Un film parfait pour du placement publicitaire d’épilation au laser. Mention spéciale au vieil artiste qui décide de se partir une start-up d’esclavagisme d’enfants, afin de manufacturer des pinceaux à partir de la chevelure volumineuse du jeune garçon. Rien de too much, quoi.

Capture d'écran du film Opération beurre de pinottes
Productions La Fête

Bon... Il faut croire que ce p'tit gars avait toujours les yeux fermés, si l'on se fie à ce avant / après.

Que ce soit pour les quelques traumatismes de jeunesse qu'ils nous ont infligés ou les beaux moments ludiques qui ont enrichi notre monde imaginaire, la nostalgie nous habite quand on repense aux grands classiques de cette époque. D'autres titres, comme Tirelire, combines & Cie, La forteresse suspendue, Bye bye chaperon rouge ou encore Daniel et les Superdogs ont marqué les enfants des dernières décennies. Qu'on les aime, qu'ils nous provoquent des roulements de yeux ou qu'ils nous laissent simplement indifférent, c'est indéniable que ces longs-métrages forment un gros morceau du patrimoine jeunesse québécois, et c'est pourquoi certains enfants devenus grands se font un plaisir de les faire découvrir à leur progéniture.

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