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Témoignages

Portrait inspirant : Laurence Nerbonne, sans filtre et totalement assumée

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On a besoin de toutes sortes de modèles sur la place publique et Laurence Nerbonne se démarque à cet effet. Son tout nouvel album, Feu, met en relief son ton frondeur et ses revendications légitimes et insuffle un vent de fraicheur sur la scène musicale. Elle dévoile ses préoccupations, sans baisser la tête pour autant, mais en laissant tomber les traditionnels filtres.

Laurence Nerbonne, artiste pluridisciplinaire

facebook.com/laurencenerbonne/

Originaire de l’Outaouais, Laurence Nerbonne possède de nombreux talents. Artiste au sens large du terme, elle a plus d’une corde à son arc. Elle a pu vivre de ses pinceaux et de ses toiles magnifiques durant plusieurs années, jusqu’au moment où la musique a accaparé la plus grande partie de son temps. D’abord avec le groupe Hôtel Morphée, elle a ensuite entrepris une carrière solo. En 2016, elle sortait XO, son premier album en solo.

Un second album : Feu

En avril dernier, elle lançait son second album Feu. Celui-ci, autant il insuffle de la chaleur, autant il s’avère rafraichissant!

Laurence Nerbonne manie très bien la langue française, il suffit de l’écouter en entrevue et de s’attarder aux paroles de ses chansons. Cependant, sur son album, elle n’hésite pas à utiliser du franglais et à y ajouter des passages en anglais. Les langues deviennent un jeu et les mots servent ses propos et les sonorités recherchées, peu importe leur souche.

Une auteure-compositrice et interprète assumée et revendicatrice

À travers ses chansons, elle s’assume pleinement et livre des messages clés à travers des sonorités électro-pop, mais aussi hip hop et trap. Pour dire haut et fort ce que plusieurs pensent tout bas, elle propose un mélange des genres et refuse de porter une seule étiquette.

Elle parle aisément des Fausses idoles en clamant que « la seule foi qu’il nous reste est en nous ». Vous me direz peut-être que c’est la base… En effet! Pourtant, il faut encore et toujours se le répéter et le répéter aux jeunes filles qui grandissent autour de nous et qui s’attachent parfois encore (trop) aux modèles liés à la perfection.

Avec la chanson #Metoo, Laurence Nerbonne élargit le concept initial, lié aux agressions sexuelles, pour le transposer dans notre quotidien où les propos déplacés sont fréquents. Elle scande des paroles qu’on lui a dites ou qu’elle a entendues dans son entourage, entre autres : « T’es trop grosse pour faire de la télé » ou encore
« Pour une fille t’es capable de rapper ».  Elle y ajoute un doux Fuck you qui nous fait sourire et qu’on répète avec plaisir!

Car effectivement, on a tous déjà entendu des phrases blessantes liées aux faits qu’on soit une femme ou à notre physique. Laurence Nerbonne les enfile une à une, en terminant avec ces mots :

« Toutes les femmes en moi sont fatiguées. Elles sont pas folles, elles sont révoltées ».

La chanson Back Off s’attaque pour sa part au thème de la parité entre homme et femme qu’il faut encore et encore débattre. Elle remet à l’avant-plan la sous-représentation des femmes dans les festivals de musique au Québec. Il en va de même avec les chansons qu'on entend à la radio.

Au-delà de ces phrases qui collent à sa réalité, les thèmes se transposent facilement dans nos existences respectives. Sans censure, elle ouvre la porte à des discussions qui s’avèrent nécessaires. Alors qu’on fredonne On s’en va où, on n’a pas d’autres choix que de se poser à soi-même la question.

Bref, l’écoute de son album procure un grand bien! Vous pouvez également la voir en spectacle durant les Francos de Montréal, le 17 et le 19 juin, ou encore la suivre sur Facebook, Instagram et sur laurencenerbonne.com.

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